Wednesday, October 17, 2018

Making Room for the Word "Sin" in our Everyday Active Vocabulary

Smart people have learned to be wary of the kind of reporting which goes on these days and so it would come as no surprise to me should we discover that untruth has prevailed in certain news reporting, especially regarding the abuse crisis and episcopal negligence of due diligence in their governance of their dioceses. It makes little difference if we are dealing with out-and-out lies or if contentiousness has at least slanted perception beyond recognition.

I am referring for example to reports of the case of the French bishop who seems to have expressed doubts about the sinfulness of pedophilia. It could very well be that he was misquoted or is getting a bad wrap for something he may never even have said. It's like the TAGESPOST trying to explain with a conspiracy theory why the rector of a German theological school wasn't given a nihil obstat from Rome for a third mandate. The rector's noted militating in favor of priests blessing same-sex unions couldn't be reason enough not to confirm his election or so it seems to the author of the article. As I say, smart people are rightly wary of such and certainly don't lose their equilibrium, abandoning themselves to chasing links to verify the story.

Moreover, everyone has a solution to offer or an analysis of what is at the heart of the tragic story. As priest candidates go, I see the whole business of psychological testing or screening coming up and being offered as a panacea again. I remember how my class in  the early 1970's in Rome was spared the mess of screening interviews when it was discovered that graduate students at one of the pontifical universities were delving too deep and selling the information to the highest bidder... Let the one without sin cast the first stone!

In these and many more such cases, I keep coming up with the idea that much would be better if, hang psychology and sociology, we could recover a clear notion of what is sin and of the objective gravity of certain thoughts, words, acts or omissions. Smart people will tell you that a regular practice of the Sacrament of Penance, with individual confession of sins and specific absolution given by the priest, would go a long way to resuscitating our Catholic world, bringing joy and meaning into the lives of young and old, often now too calloused in their denial of responsibility for their own actions to be able to let go, return home to God, our forgiving Father (see the parable of the prodigal son in Luke 15).

"Father, I have sinned against Heaven and against you. I no longer deserve to be called your son. Make me one of your hired hands!" In our world sadly, pride impedes the feast. No body comes home to the festive garment, the ring, the fattened calf, the music and the dancing... And why? For the simple failure to identify and call my sin by name.

This is a job for the kind of enlightenment, the kind of casting out of darkness which comes by the grace of the Holy Spirit. It is only possible when we can say it out loud in the confessional and hear the confirmation that, yes, we have sinned, but through the tears of Penance come that second washing after Baptism, which has always been so central to the Church's mission for the salvation of the world.

Maybe googling the word "sin" for a definition might not be the best idea, unless of course it leads you to the catechism. Maybe letting down your defenses and trying to make a good confession would be the icebreaker to render that study of the catechism more fruitful. In any case, we need to expand our vocabulary as it applies to ourselves with that word "sin". I surely hope that French bishop is getting a bum wrap. Wouldn't it be awful to discover that we even have shepherds with such limited means of expression?

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI




Saturday, October 13, 2018

Priest Jubilees on the Feast of the Dedication of the Cathedral of Sion


[French and German editions]

Fête de la Dédicace de la Cathédrale de Sion
Dimanche 14 octobre 2018

Is 56, 1.6-7
Ap 21, 9b-14
Jn 10, 21-30

Loué soit Jésus Christ !

Il est beau de pouvoir célébrer aujourd'hui la fête de la dédicace de cette cathédrale, d'autant plus que, à cause du nom de cette ville, les lectures de la Sainte Messe parlent de Jérusalem et pourtant de Sion.

« Il y eut alors la fête de la Dédicace à Jérusalem. » À Sion, n’est-ce pas ?

Il y a peu d'endroits dans le monde où l'on peut parler ainsi et avoir une raison de plus d'identifier sa propre maison avec la Jérusalem céleste. Car nos raisons de célébrer proviennent aussi de notre citoyenneté, c'est-à-dire d’où nous sommes dans l’univers et devant Dieu.

D'une part, oui, nous célébrons le caractère durable de ces pierres. Un bâtiment concret a sa date de construction et celle de sa consécration au culte. Le fait est certainement important. Plus important, cependant, est le fait que nous nous souvenons aujourd'hui de l'Eglise de Dieu qui est à Sion, celle qui est construite en pierres vivantes. C'est nous-mêmes, hommes et femmes, petits et grands, qui constituons le temple du Dieu vivant et non pas le marbre et le granit. Les pierres ont une certaine importance. Elles aident notre imagination à comprendre le sens profond du tangible.

Après tout, selon la volonté de Dieu, nous mettons notre confiance et notre espérance dans les personnes en tant que telles et non pas tellement dans l'édifice. A dire vrai, tout passe, les gens et les marbres. Mais en tout cas, pour nous, hommes et femmes de foi, comptent surtout les personnes, les fidèles qui persévèrent de génération en génération dans le témoignage du Christ.

Aujourd'hui, nous nous souvenons particulièrement des jubilaires parmi les prêtres du diocèse et en particulier ceux qui comptent cette année 25, 50, 60 et même 70 ans depuis leur ordination sacerdotale.  Que personne n'en doute, dans le monde d’aujourd’hui et surtout ici en Suisse, il est d'une urgence absolue de célébrer nos jubilaires, qui ont été consacrés à Dieu dans le sacrement de l’Ordre. La crise du sacerdoce en Occident est provoquée en grande partie par la sous-estimation de la vocation sacerdotale.  Nous devons une profonde gratitude aux prêtres qui ont suivi le Christ et sont restés fidèles tout au long de leur vie à leur vocation.  Celui qui sous-estime le prêtre et son service sacramentel, en particulier pour ce qui concerne l'offrande du sacrifice de la Sainte Messe pour le peuple, n'a rien compris au plan de Dieu pour le salut du monde.

En latin, le prêtre est appelé par la tradition «alter Christus», c’est-à-dire qu'on voit dans le prêtre un autre ego du Christ pour l’Eglise, il tient par excellence la place de Jésus, il offre le sacrifice au Père pour le salut du monde. Le prêtre doit refléter le Christ vivant au milieu de la communauté. Nous formons un seul corps et une seule âme en Christ, mais non sans distinctions et sans complémentarités entre nous.  Comme les membres du corps humain, même les pierres vivantes de l'Église se distinguent par leurs propres fonctions en faveur de l'ensemble du corps.

« Les œuvres que je fais au nom de mon Père témoignent de moi. »

Quelles sont les œuvres propres au Christ, qu'il accomplit au nom du Père ? C'est-à-dire : quelles sont les œuvres que le prêtre a en commun avec Jésus ?  Jésus s'est révélé comme Fils, comme oint de Dieu, à travers les signes qu'il a opérés, par ses miracles et par l'autorité de ses paroles. Les œuvres du prêtre à l'image du Christ ne peuvent pas être des œuvres de routine, pour lesquelles on s'est qualifié en suivant des cours et peut-être en travaillant un peu “on the job”, en faisant un practicum professionnel. Dans l'ordination sacerdotale, le prêtre est refait et à jamais à l'image du Christ, le Grand Prêtre de la Nouvelle Alliance. On tremble bien qu'à penser que le prêtre ne peut pas être simplement une personne quelconque sur l’organigramme d’une structure sociale appelée Église catholique. Dans la Réforme catholique du 16ème siècle Saint Charles Borromée a tout fait non seulement pour aider son peuple à renouveler sa vie de foi, mais le grand archevêque de Milan a réalisé des efforts héroïques en faveur de ses prêtres, pour former et encourager son clergé à vivre dans la sainteté et la justice. Son contemporain portugais, l’évêque Bartolomé de los Martyrs, a écrit que l'enseignement, la prédication, de l'évêque à son peuple est irremplaçable : par sa consécration dans le Christ il est le soleil qui illumine son diocèse, son peuple.

Attention ! Je ne joue pas de la trompette pour une catégorie de personnes. Il ne s'agit pas de cléricalisme, mais d'une vocation à s'éloigner du commun, du banal ou de la routine, en allant en haute mer, risquant tout pour obéir à la vocation surnaturelle de paître le troupeau du Christ.

« "Viens, que je te montre la Fiancée, l'Epouse de l'Agneau." Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu. »

Pour dire simplement, ce type de discours dépend de la conscience que nous avons de notre situation dans le monde. Notre dignité baptismale fait de nous des citoyens non de la réalité terrestre seulement, mais avant tout de la "... Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu." Je crois que si nous pouvions reconnaître notre propre dignité, nous aurions moins de difficulté à tenir nos prêtres en haute estime. C'est notre destin, oui, notre fierté, notre espérance !

« Je leur donnerai dans ma maison et dans mes remparts un monument et un nom meilleurs que des fils et des filles ; je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé. »

En formulant mes vœux les plus fervents pour nos jubilaires, je me réjouis avec vous tous, les citoyens de Sion, de la Jérusalem qui vient d'en haut.

Loué soit Jésus Christ !


* * *


Fest der Kathedralweihe von Sitten
Sonntag 14. Oktober 2018
Jes 56, 1.5-6
Offenbarung 21, 9b-14
Joh 10, 21-30

Gelobt sei Jesus Christus!

Es ist sehr schön heute das Weihefest dieser Kirche feiern zu können. Auch wegen dem Namen dieser Stadt – Sion. Ich finde die Zweideutigkeit in den Lesungen für die Heilige Messe sehr beeindruckend. Man spricht von Jerusalem aber zur selben Zeit spricht man von Sion.

« Um diese Zeit fand in Jerusalem das Tempelweihfest statt. » In Sion, nicht wahr?

Ich sage beeindruckend in dem Sinne, dass es nur wenige Orte auf der Welt gibt, wo man so sprechen kann und einen zusätzlichen Grund hat, sein eigenes Zuhause mit dem himmlischen Jerusalem zu identifizieren. Ich sage auch beeindruckend, weil unsere Gründe zu feiern auch von unserer Staatsbürgerschaft stammen, sozusagen von wo wir uns im Universum und vor Gott befinden.

Ja, auf der einen Seite, feiern wir den bleibenden Charakter dieser Steine. Ein konkretes Gebäude hat ein Datum seiner Errichtung und der Weihe für den Gottesdienst. Diese Tatsache ist sicherlich wichtig. Wichtiger jedoch ist die Tatsache, dass wir uns heute an die Gemeinde Gottes in Sion erinnern, die aus lebenden Steinen gebaut ist. Wir Männer und Frauen, klein und groß, sind es, die den Tempel des lebendigen Gottes bilden und nicht Marmor und Granit. Die Steine ​​haben eine gewisse Bedeutung. Sie helfen unserer Vorstellungskraft, die tiefe Bedeutung des Greifbaren zu verstehen. Schlussendlich aber setzen wir nach Gottes Willen unser Vertrauen und unsere Hoffnung auf die Menschen als solche und nicht so sehr auf die Gebäude, denn einmal vergeht alles, sowohl Menschen als auch der Marmor. Aber für uns Männer und Frauen des Glaubens zählen vor allem die Menschen, die Gläubigen, die von Generation zu Generation in ihrem Zeugnis für Christus standhaft bleiben.

Heute erinnern wir uns besonders an die Jubilare unter den Priestern der Diözese und besonders an diejenigen, die dieses Jahr 25, 50, 60 und sogar 70 Jahre seit ihrer Priesterweihe feiern. Niemand möge sich täuschen: in der heutigen Welt und besonders hier in der Schweiz ist die Feier unserer Jubilare, die im Sakrament der Priesterweihe Gott geweiht sind, eine absolute Dringlichkeit. Die Krise des Priestertums im Westen wird weitgehend durch die Unterschätzung der priesterlichen Berufung verursacht. Wir sind den Priestern, die Christus gefolgt sind und ihr Leben lang ihrer Berufung treu geblieben sind unseren tiefen Dank schuldig. Jene, die den Priester und seinen sakramentalen Dienst unterschätzen, insbesondere was das Darbringen des Heiligen Messe-Opfers für das Volk betrifft, haben nichts von Gottes Plan zur Rettung der Welt verstanden.

Im Lateinischen wird der Priester durch die Tradition "alter Christus" genannt, d.h. wir sprechen vom Priester als einem alter ego, einem anderen Ich Christi für die Kirche, der par excellence an der Stelle Jesu steht, um dem Vater Opfer für die Rettung der Welt zu bringen. Der Priester muss den lebendigen Christus inmitten der Gemeinschaft widerspiegeln. Wir bilden einen Leib und eine Seele in Christus, aber nicht ohne Unterschiede und Gegensätze zwischen uns. Wie die Glieder des menschlichen Körpers unterscheiden sich auch die lebendigen Steine ​​der Kirche durch ihre eigenen Aufgaben zugunsten des ganzen Körpers.

„Die Werke, die ich im Namen meines Vaters vollbringe, legen Zeugnis für mich ab.“

Was sind die Werke, die Christus im Namen des Vaters vollbringt? Was sind die Werke, die der Priester mit Jesus gemeinsam hat? Jesus wurde als Sohn beglaubigt, als Gesalbter von Gott durch die Zeichen, die er gewirkt hat, durch seine Wunder und durch die Autorität seiner Worte. Die Werke des Priesters nach dem Bild Christi können nicht nur routinemässige Dinge sein, für die man sich durch Kurse in der Schule qualifiziert und vielleicht durch einer kleinen Arbeit "on the job", einem beruflichen Praktikum. Durch der Priesterweihe wird der Priester für immer zum Bild Christi, des Hohepriesters des Neuen Bundes. Man muss erzittern, wenn man daran denkt, dass der Priester nicht einfach eine Person auf dem Organigramm einer Sozialstruktur, der Katholischen Kirche, sein kann. In der katholischen Reform des 16. Jahrhunderts tat der heilige Karl Borromäus alles, um seinem Volk zu helfen, sein Glaubensleben zu erneuern. Aber der grosse Erzbischof von Mailand bemühte sich auch heldenhaft, seine Priester zu formen und seinen Klerus zu ermutigen in Heiligkeit und Gerechtigkeit zu leben. Der portugiesische Bischof Bartolomeo de los Martyres, der sein Zeitgenosse war, schrieb, dass die Lehre, die Verkündigung des Bischofs an sein Volk unersetzlich sei, dass er durch seine Weihe in Christus die Sonne ist, die seine Diözese, sein Volk erleuchtet.

Aber Achtung! Ich spiele keine Trompete für eine Kategorie von Leuten. Dies ist keine Frage des Klerikalismus, sondern einer Berufung, sich vom Bekannten, vom Trivialen oder der Routine zu entfernen, um auf die hohe See zu fahren und alles im Gehorsam gegenüber der übernatürlichen Berufung zu riskieren, um die Herde Christi zu weiden.

„ Komm, ich will dir die Braut zeigen, die Frau des Lammes. Da entrückte er mich in der Verzückung auf einen großen, hohen Berg und zeigte mir die Heilige Stadt Jerusalem, wie sie von Gott her aus dem Himmel herabkam, erfüllt von der Herrlichkeit Gottes.“

Einfach gesagt, diese Art von Sprache hängt von unserem Bewusstsein ab, das wir von unserer Stellung in der Welt haben. Unsere Taufwürde macht uns nicht so sehr zu Bürgern der irdischen Wirklichkeit, sondern von der „...Heiligen Stadt Jerusalem, wie sie von Gott her aus dem Himmel herabkam, erfüllt von der Herrlichkeit Gottes.“ Ich denke, wenn wir unsere eigene Würde erkennen, würden wir weniger Schwierigkeiten haben, unsere Priester hoch zu halten. Dies ist unser Schicksal, ja, unser Stolz, unsere Hoffnung!

„Ihnen allen errichte ich in meinem Haus und in meinen Mauern ein Denkmal, ich gebe ihnen einen Namen, der mehr wert ist als Söhne und Töchter: Einen ewigen Namen gebe ich ihnen, der niemals ausgetilgt wird.“

Indem ich meine innigsten Wünsche für unsere Jubilare formuliere, freue ich mich mit euch allen, Bürger von Sion, dem Jerusalem, das von Oben kommen. 

Gelobt sei Jesus Christus!


PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI


Sunday, October 7, 2018

Weathering a Schism



Back on August 26 (here) in a blog post, I expressed a certain resignation in the face of what seemed to be fronts firmly drawn on issues regarding the duties of office of priests, bishops and cardinals. I complained a bit about the failure of Church authorities at the highest levels to take seriously what today resembles the undifferentiated rage of the German speaking world back at the time of Martin Luther. Of all the factors which contributed to the devastation which brought divisions and worse to the body Catholic back at the time of the Protestant Reformation, I singled out Rome's unwillingness back then to take seriously what troubled people north of the Alps. 

Obviously, the problem with such a partial thesis as mine of 26 August is that it just kind of stands there. What do you do with an explanation which does little more than insinuate similarities between today and the sentiment or inaction which reigned in the apostolic palace at the time of Leo X and other popes of the period? In some ways, it is an unacceptable approach, incapable of achieving the end for which it was proposed. I could not help but fall short of my goal to offer saints and ordinary Catholics today something more and constructive on how to live the faith in harrowing times. It is obvious that the present situation is untenable; hick-hack sorts of back and forth controversy do not edify. The differences of opinion (viz. clericalism vs. homosexuality as the root of the abuse problem) certainly cannot become defining instances of the nature and mission of Christ's Church. What to do?

Time and again over the last years, I have recommended to family, to conscientious lay friends and acquaintances worthy of my confidence the counsel they should take their cue from some of the great saints who lived at the time of the Great Western Schism (1378 to 1417), like St. Catherine of Siena (1347-1380) or St. Vincent Ferrer (1350-1419). These men and women, according to their gifts and calling from God, blazed a trail by teaching and example. They certainly suffered because of the divisions at the highest levels in the Church, but got on with renewal by personal conversion, asceticism and teaching, aimed at winning souls for Christ.

What I would recommend as a tactic to preserve sanity and sanctity today is indeed more of the same. St. Vincent Ferrer selflessly spent himself, drawing others to real Catholic living, rooted in prayer, penance and the Sacraments. He by preaching in open squares and fields and his helpers, in these revival type meetings, touched people's hearts, taught them basic prayers and catechism, gave them a compass in the midst of a disoriented world. In selflessly pointing to Christ and warning of the wrath to come, like an apocalyptic angel, St. Vincent Ferrer parted the clouds for folks so that they could see the "city on the hilltop", the New Jerusalem.

As a canonist by formation, there is much I firmly believe should be promptly and dispassionately adjudicated... come hell or high water. As a priest and a bishop, I see how little would be gained if we don't recover a sacramental context to which people can have recourse. Presently, Adoration Chapels are about all we have in the midst of so much chatter elsewhere. We need a liturgical restoration flanked by a new apologetics and mendicancy à la Vincent Ferrer. The great Cardinal Siri of Genoa used to insist that Sunday Mass should have just a short little homily, that people should be back in church on Sunday afternoons for genuine catechesis, for more substance. No doubt we can more easily achieve the same today by proper use of resources like EWTN on TV or some of the better video programming on the Internet.

As I say, as a canonist I am partial to adjudication and greater than I have already set out blueprints for what needs to be faced (here). Any volunteers to stand forth like Catherine or Vincent?   

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI


Saturday, September 29, 2018

Martyrdom, A Life Crowned, Witnessing and Hoping


Hl. Kosmas und Damian
300 Jahre Kirchweihe
Hohenfels-Liggersdorf, 30. September 2018
Weisheit 3: 1-9
Matthäus 10: 28-33

Gelobt sei Jesus Christus!
Heilige Kosmas und Damian! Bittet für uns!

Ich weiss nicht, ob man auf der Ebene der Prinzipien einen grösseren Gegensatz finden kann als denjenigen zwischen den Patronen dieser Kirche, den Hl. Kosmas und Damian einerseits und der Feier von 300 Jahren Kirchweihe andererseits, die wir nun feiern. Wie passt die Schönheit einer seit 300 Jahren dauerhaft lebendigen Pfarrgemeinschaft zusammen mit dem zwar heroischen, aber doch punktuellen Ereignis des Martyriums? Das griechische Wort „Martyrium“ bedeutet auf Deutsch „Zeugnis“, Zeugnis bis zum Blut, bis zum Tod. Die Frage ist also: Gibt es etwas, was die beiden Zeugnisse – das punktuelle Zeugnis des Martyriums und das dauerhafte Glaubenszeugnis der Gemeinschaft dieser Pfarrei – miteinander verbindet?

Sicher, die Jahre gehen an niemandem vorbei, ohne wenigstens ein bisschen Spuren zu hinterlassen, ja manchmal sogar etwas Leiden. Aber bei der Feier eines Jubiläums hat der Leib, welcher den Herrn bezeugt, überlebt, während die Märtyrer in der Ewigkeit leben, während ihre Leiber zerstört wurden. In diesem Sinne ist es schon speziell, wenn wir die Märtyrer Kosmas und Damian zusammen feiern mit dem Jubiläum 300 Jahre Kirchweihe und Pfarreigemeinschaft.

Ich komme also wieder zur ursprünglichen Frage zurück, die man sich in der katholischen Welt bei der Feier eines Jubiläums stellen muss: Jubiläen sind vor allem Feiern des Dankes. So steigt in mir, als glaubender Person, mit einer gewissen Dringlichkeit die Frage auf: Wer sind die von Gott geliebten, die Freunde Gottes, diejenigen, welche in seiner Gnade stehen?

“Die Seelen der Gerechten sind in Gottes Hand und keine Qual kann sie berühren.“

Wir sprechen hier von den Heiligen, den Gerechten, von unseren Märtyrern, welche in jungen Jahren gestorben sind, gestorben, noch bevor es für sie im natürlichen Lauf Zeit gewesen wäre. Für uns aber ist ihr jugendliches Alter nicht entscheidend und wir sind auch nicht traurig, dass sie nicht 100 Jahre alt geworden sind.

„Beim Endgericht werden sie aufleuchten wie Funken, die durch ein Stoppelfeld sprühen.“

Es gibt etwas Vergängliches im endgültigen Sieg der Gerechten, aber nur aus der Perspektive des Diesseits. Im grossen Zusammenhang unseres Lebens sind wir bestimmt für das Jenseits, für die Ewigkeit. Dort haben wir die ewige Wohnung. Die Ähnlichkeit zwischen dem Opfer der Märtyrer und dem Kreuzestod unsers Herrn Jesus Christus verweist auf das Wesentliche unseres Lebens für uns selber und für die Rettung der ganzen Welt.

„Gemäss der Überlieferung waren Kosmas und Damian Zwillingsbrüder aus Zilizien in der heutigen Türkei. Sie waren Ärzte und behandelten die Kranken stets unentgeltlich, wodurch sie viele zum christlichen Glauben bekehrten. Unter Kaiser Diokletian erlitten sie im Jahr 303 zu Ägä in Zilizien das Martyrium durch Enthauptung. Ihre Namen werden im Kanon der hl. Messe und in der Allerheiligenlitanei genannt.“

Wie soll ich in dieser Welt leben? Oder besser, wie kann ich mich vorbereiten auf das Leben in der kommenden Welt? Was das Leben von Cosmas und Damian besonders ausgezeichnet hat, war, unter anderem, die Liebe, mit der sie ihren Beruf, sie waren Ärzte, ausgeübt hatten. Das Martyrium war nicht der erste Punkt in ihrem Lebensplan. Als Ärzte stand die Liebe zu den Kranken und Leidenden oben auf der Prioritätenliste. So war es übrigens auch für andere Märtyrer, wie zum Beispiel die beiden Ägyptischen Märtyrer Protus und Hyazinth, welche im Haus einer heidnischen römischen Familie als Hauslehrer arbeiteten. Das Beispiel ihres guten Lebens hat Eugenia, die Tochter des Hauses, dazu motiviert, zu konvertieren und den christlichen Glauben anzunehmen. Die Folge davon war, dass alle drei zusammen die Krone des Martyriums erlangten. Das Martyrium war die Krönung eines tugendhaften Lebens.

Oftmals durchleben die Märtyrer, ähnlich wie Christus im Garten Getsemani, eine Zeit der Todesangst. Im Gebet bereiten sie sich vor auf das, was sie erwarten wird. So war es auch beim Hl. Johannes de Brebeuf SJ, einem der Märtyrer bei der Missionierung Nordamerikas und so war es auch bei Edith Stein. Diese und viele andere wie etwa auch die jungen koptischen Märtyrer, die vor kurzem in Libyen umgebracht wurden, haben sich durch das tägliche Leben und ihre Verbindung mit Gott im Gebet vorbereitet um bei einer allenfalls bevorstehenden Vernichtung standhalten zu können.

Ich wiederhole meine Frage noch einmal: Wie sollen wir in dieser Welt leben? Um die Frage darauf zu finden, muss ich mich vor den Thron des Allmächtigen stellen. Ich kann nicht nur für diese Welt leben, auch dann nicht, wenn ich das Glück habe, als Individuum viele Lebensjahre zu geniessen – oder als Gemeinschaft viele Jahrhunderte sogar. Ich muss in jedem Augenblick meiner Berufung entsprechen - meiner natürlichen Berufung als Geschöpf Gottes und meiner Taufberufung als Neuschöpfung, bestimmt für immer bei und mit Gott zu leben.   

„Fürchtet euch also nicht! Ihr seid mehr wert als viele Spatzen. Wer sich nun vor den Menschen zu mir bekennt, zu dem werde auch ich mich vor meinem Vater im Himmel bekennen.“

Die Heiligen Märtyrer helfen uns den wahren Sinn unserer Freude verstehen, mit der wir die 300 Jahre Geschichte feiern: Danken wir dem Herrn dafür! In Treue zu seinen Geboten, in Christus, der uns rettet für das Leben der Welt, die nach diesem Tränental auf uns wartet! Feiern wir zusammen mit unsern Märtyrern, mit Kosmas und Damian, und zusammen mit allen Heiligen, die Jesus bezeugten. Jesus, der wahre Gott und wahre Menschen ist für uns Weg, Wahrheit und Leben. Das wesentlich erkennen wir am besten in den vergänglichen Augenblicken, die auf das Ewige verweisen. Freuen wir uns zusammen mit der Pfarreifamilie von Hohenfels-Liggersdorf! 

“Die Seelen der Gerechten sind in Gottes Hand und keine Qual kann sie berühren.“ … „Beim Endgericht werden sie aufleuchten wie Funken, die durch ein Stoppelfeld sprühen.“

Gelobt sei Jesus Christus!
Heilige Kosmas und Damian! Bittet für uns!


PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI


Tuesday, September 25, 2018

"conservatism is liberalism in slow motion"


My title is actually a quote from a Peter Kwasniewski article entitled: Why Conservatism Is Part of the Problem, Not Part of the Solution.

In less words than I have been able to muster to date to the project, the Professor discredits conservatism (a stance generally accepted in polite Catholic society in the United States and elsewhere) as no more than a weak-kneed form of liberalism. I recommend the article highly. It might do for you what a too slow process has done for me over the past fifteen years.

One of my back-burner thoughts these days has been just how do you win people for the tradition. If I had to fault Kwasniewski on anything it would be for the perhaps unintended insinuation that anybody is conservative by choice. It's not that he says it in so many words. The reality is quite different among most Catholics who hold desperately to the status quo for lack of imaginable options. Most folks, including priests and bishops, do not know where to turn, and "back to the future" hardly seems reasonable or realistic to them. The old wine is better, if you will, no interest in the new wine of the tradition.

Two years ago, a fine young man, a friend, asked me why a colleague of his packed his family up every Sunday from Bern to go to Fribourg (20 minutes by train) to assist at Mass in the Basilica according to the Vetus Ordo. Odd ball that I am, I responded, perhaps because the man doesn't want any surprises for himself and his family on Sunday morning. To this my friend responded with comprehension, given the indignities he himself had to suffer as an adult man here on many occasions at the one Novus Ordo Mass in the center of Bern. His comprehension registered as no more than resignation however, as if there was nothing to be done in the matter. Venturing out on new horizons toward the tradition somehow does not seem properly Catholic; it's kind of radical, if you will. What to do?

Good people tell me they are grateful for my support of the tradition and my readiness to celebrate the Vetus Ordo in public. I wish I could do more. Beauty and order are their own best defense and a positive argument in favor of liturgical restoration. The point is, however, that liturgical restoration must be seen as the cornerstone of an edifice including lots more building blocks. As we see from the present crisis in the Church (sex abuse, abuse of office, and on and on), what is needed is a return to virtuous living and a genuinely penitential lifestyle, nourished also and always by personal prayer.

The blind beggar Bartimaeus, when he discovered Jesus was calling him, threw aside his mantle, jumped up and ran in the direction of the voice of the Master. Would that I, would that we would do the same, allowing the Lord then to initiate the dialogue leading to sight!

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI

Saturday, September 22, 2018

Angels and Demons? A Need for Realignment towards Truth and Virtue

The wife of an Ambassador, a very "West" oriented (emancipated) and nominally Muslim woman, told me she had the impression that what she was reading of the present crisis in the Catholic Church reminded her of the movie "Angels and Demons", starring Tom Hanks. I wish I knew whose fault that was!

Unlike the movie, what we as Church are suffering today in terms of scandal has little or no to do with the "illuminati" out for revenge in the name of science. It has everything to do with unfaithfulness to the Lord and to His Commands. What is most frustrating is the hesitancy of those with the burden of office to act to turn matters around, as if outrage about unchaste behavior among our cardinals, bishops and priests were no more than a chase down some rabbit hole (to quote a phrase).

The impasse has something to do with failed leadership. In truth, the whole sad story reminds me of a frightful chapter of the book of John Climacus, The Ladder of Divine Ascent, where on "step 5" (of 30 steps) up the ladder we read:

"Repentance is a renewing baptism. Repentance is a covenant with God for another life. A penitent is one who purchases humbleness. Repentance is a lack of trust toward comforts of the body. Repentance is a condemning of oneself upon reflection and a lack of care of oneself. Repentance is the daughter of hope and the giving up of despondency. A penitent is a convict that is not dishonored. Repentance is a reconciliation with the Lord by the exercise of good works against sin. Repentance is the cleansing of the conscience. Repentance is the willful suffering of all injuries. One who is repentant inflicts his own punishments. Repentance is an ill-treatment of the stomach and a compulsion of the soul into strict awareness." (p. 32). Kindle Edition. 

Climacus' subsequent description of a monastic prison in this same chapter was more than I could bear in terms of deliberate, self-inflicted punishments by monks looking for nothing else in this life but to gain the Lord's pardon and eternal salvation. It goes against the grain (mine anyway) what is described there; I really cannot fathom it. I ask myself very simply if that might not be what is wrong with us today and hence the cause of our shame. We seem not to be open to the Gospel,  radical as it is, not for bearing the wounds of Christ in our own bodies and not for coaxing, urging others to flee with us from the wrath which is to come.

I hope and pray that all of those with the office and the possibility of acting will do so, yes, in order to establish justice and right order, but also much more. Indeed, on the part of us consecrated to the service of the Church, maybe it will require "Climacan" repentance. The Book of Revelation would seem to indicate so, as it makes much of condemning lukewarmness:

"To the angel of the church in Laodicea, write this: 'The Amen, the faithful and true witness, the source of God's creation, says this: "I know your works; I know that you are neither cold nor hot. I wish you were either cold or hot. So, because you are lukewarm, neither hot nor cold, I will spit you out of my mouth. For you say, 'I am rich and affluent and have no need of anything,' and yet do not realize that you are wretched, pitiable, poor, blind, and naked. I advise you to buy from me gold refined by fire so that you may be rich, and white garments to put on so that your shameful nakedness may not be exposed, and buy ointment to smear on your eyes so that you may see. Those whom I love, I reprove and chastise. Be earnest, therefore, and repent. Behold, I stand at the door and knock. If anyone hears my voice and opens the door, (then) I will enter his house and dine with him, and he with me. I will give the victor the right to sit with me on my throne, as I myself first won the victory and sit with my Father on his throne. "Whoever has ears ought to hear what the Spirit says to the churches." (Apocalypse 3: 9-15)


    PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI

Friday, September 21, 2018

Breaking Through the Glass Ceiling


Today on the feast of St. Matthew, Apostle and Evangelist, Caravaggio's masterpiece of the call of St. Matthew has me thinking about obstacles and resistance to Christ's call in the lives of each and every one of us. I for one identify Matthew in the painting as being the young man hunched over his counting table. Four of the men in the picture have their attention directed toward Jesus or take their cue from Him and His will for Matthew. They clearly know whom Jesus is pointing to. Only the man at Matthew's elbow seems ignorant of the presence of the Master and focused on the coins.

Freedom being what it is, the greatness of the Evangelist's calling rests in Matthew's recognition and acceptance, that is, in the next two frames of the reel which the artist did not paint: the "who me?" and the adherence of the one called to Christ. Caravaggio painted our world as it is, folks too often with head down and preoccupied to the point of obsession with things, yes, things which count for naught. Our world becomes responsive and interpersonal only when we look up from that counting table to focus on the Lord Who is calling.

In all the whirling controversy and crisis which now plagues the Church in countless countries around the world, I have become somewhat preoccupied with the issue of how we are to move forward, how we might break through the present impasse, if you will, punch a big hole in that glass ceiling hanging heavy over our heads. And an impasse there is, mostly because of resistance to facing the core or root issue which has the Church hobbled if not down for the count. Virtuous living should be what we are about and for each according to his or her state in life. Sadly, that is not happening for the unwillingness of many to speak the truth about a lot of things, among which, as we know from the whole McCarrick fiasco, is the utter wrongness of, call it what you will, casual or recreational sex with whomever by anybody baptized and in any state of life.

I read somewhere recently that a bishop is said to have expressed skepticism over whether homosexuals can be kept out of the seminary and be stopped short of the priesthood, the bishop presuming their willingness to resort to dissimulation in order to pass muster. All this does is reflect negatively on the bishop's assessment of the priesthood as lived out in our day. It might be very realistic of him, but that is far from the point. Tell me what the attraction to priestly ordination might be for someone living less than virtuously or despairing of achieving sanctity this side of heaven! No exit? A glass ceiling! It reminds me of rector's conferences in college seminary, limply trying to encourage us to strive such that someday we too could accept the gravely disordered as mortally sinful. 

Matthew looked up from his counting table, had his "who me?" moment and left all behind to follow Christ. Four of the men in the picture saw it coming. 

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI