Sunday, March 24, 2019

A Short Meditation for Dads and Husbands


St. Joseph - des Pères et des Époux Catholiques
Fribourg, 19.03.19

Loué soit Jésus Christ !
St Joseph, Époux de la bienheureuse Vierge Marie ! Prie pour nous !

Je veux revenir aux paroles de l'ange à saint Joseph, dans l'Evangile lu ce soir :
«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. »

Parfois, je dois le dire, la langue allemande nous bat par des mots très suggestifs. Par exemple : la vertu timor Dei (en latin) présente une grande difficulté pour l’homme contemporain car le fait d'avoir peur de Dieu ne semble pas être une vertu. La langue allemande, par contre, a ici un avantage sur le latin et sur nos langues (anglais et français) car elle n'utilise pas le même mot "crainte" ou "peur", c'est-à-dire Furcht, avec un génitif objectif, mais elle utilise pour désigner la vertu un mot composé, Ehrfurcht (en anglais : respect ou révérence), ce qui rend bien l'idée sans perdre le lien avec le latin timor. Ce jeu sémantique peut nous aider à mieux comprendre la nature de la sainteté du Patron de l'Église universelle.

Pour moi, saint Joseph se tient devant les autres et devant Dieu comme un homme juste, un homme vertueux, sans crainte, sans peur. La vertu qui caractérise Joseph est précisément Ehrfurcht, devant Dieu et sa volonté, Ehrfurcht devant les hommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, Ehrfurcht devant l'Immaculée qui porte dans son sein le Fils du Très Haut, le Sauveur du monde.

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. »

Joseph est conscient que c'est Dieu qui régit l'univers et il incline la tête devant cette réalité. Rempli d'amour et de respect envers Marie, il se demande s'il est vraiment digne et comment il pourra se tenir auprès de la fille de prédilection du Très-Haut et de son Fils et ce qu'il doit faire pour eux.

Je trouve que l'un des plus grands défauts de l'homme d'aujourd'hui est d'être craintif, sans courage. Je dis cela parce que c'est un défaut si le mari est peureux au lieu d'être plein de respect pour son épouse. La vraie beauté du mariage réside dans une relation amoureuse totalement imprégnée de révérence "Ehrfurcht" mutuelle.

Malheureusement, le défaut est encore plus évident dans l'attitude ou la réaction des pères contemporains envers leurs enfants. L'amour paternel doit être enraciné dans la révérence devant le petit garçon ou la petite fille, fruit de la coopération des époux avec la volonté de Dieu. Ehrfurcht est la notion juste, la vertu. Au lieu de cela, souvent les pères sont comme timorés par leurs enfants.

« Il n'y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte »... (1 Jean 4, 18)

Dieu et sa sainte Eglise veulent la vertu de saint Joseph pour chaque homme catholique. Ma prière pour vous est que Dieu donne cette vertu de Ehrfurcht en abondance à chacun de vous.

St Joseph, Époux de la bienheureuse Vierge Marie ! Prie pour nous !
Loué soit Jésus Christ !



PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI


Tuesday, March 19, 2019

Contemplation, Primary to the Patron of the Universal Church


St Joseph,
Époux de la bienheureuse Vierge Marie,
Confesseur
19 mars 2019
Eccli. 45, 1-6.
Matth, 1, 18–21.

Loué soit Jésus Christ !
« Il a été aimé de Dieu et des hommes ; sa mémoire est en bénédiction. »
Saint Joseph, Époux de la Bienheureuse Vierge Marie!  Je ne sais pas pour quelle raison cette année, j’ai été particulièrement impressionné par le fait que pour décrire saint Joseph, le père putatif de Jésus, protecteur de la Vierge Marie et de l’Enfant divin, l’Eglise a choisi pour sa fête des paroles de l’Ancien Testament qui décrivent Moïse.
« Il a été aimé de Dieu et des hommes ; sa mémoire est en bénédiction. »
Moïse? Dans l'Office divin, la référence principale et exclusive à l'Ancien Testament établit plutôt une comparaison entre Saint Joseph et le Patriarche Joseph, qui fut vendu par ses frères comme esclave en Égypte et ainsi, par la Divine Providence, a pu sauver Israël de la faim. Ite at Joseph! (Allez à Joseph...)
Moïse! Peut-être que je sais trop peu de l'hagiographie concernant saint Joseph. Je me réfère aux écrits des Pères et des Docteurs de l'Église, et d'autres auteurs approuvés de la tradition, qui nous aident à mieux connaître le Patron de l'Église universelle. Peut-être que je n'ai pas assez étudié, mais je dois avouer que je n'ai jamais pris le temps de réfléchir à une comparaison entre Moïse et Joseph. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, et donc je voudrais proposer à votre réflexion un fruit de ma méditation sur saint Joseph comme le Moïse du Nouveau Testament.
«…il (Dieu) l’a choisi entre tous les hommes. Il l’a écouté et a entendu sa voix, et il l’a fait entrer dans la nuée. Il lui a donné ses préceptes face à face…»
Saint Joseph, le juste, nous est montré dans les Evangiles comme témoin silencieux de la manifestation de Dieu auprès de son peuple.  Il est vrai que dans la Bible Moïse est également présenté comme quelqu'un qui parle peu ; devant Pharaon, il a engagé son frère Aaron comme porte-parole.  Mais nous avons, nous, une autre représentation de Moïse, nourrie par les vieux films classiques hollywoodiens, avec des acteurs comme Charlton Heston jouant le rôle du grand prophète dans le film "Les dix commandements".  Sur grand écran, Moïse a défilé à la tête de son peuple à travers la mer Rouge. Nous le voyons descendre du mont Sinaï portant les tables de la loi.  On pense à Moïse avec Aaron et Hur levant les bras en prière de supplication pour soutenir avec la faveur divine les troupes engagées dans la bataille et ainsi remporter pour Israël la victoire dans la guerre contre les Amalécites.  Si nous avons en tête un tel Moïse, il est assez difficile de voir ce que le prophète et donneur de la Loi a en commun avec saint Joseph, le charpentier de Nazareth.
« Il a été aimé de Dieu et des hommes ; sa mémoire est en bénédiction. »
Laissons de côté les grandes scènes cinématographiques, il ne peut être que bénéfique pour notre vie de regarder Moïse et Joseph tels qu’ils étaient, en faisant mémoire de leur amitié avec Dieu et avec les hommes, de leur intimité avec Dieu.
«…il (Dieu) l’a choisi entre tous les hommes. Il l’a écouté et a entendu sa voix, et il l’a fait entrer dans la nuée. Il lui a donné ses préceptes face à face…»
L'Ancien Testament, l'histoire du peuple élu est impensable sans Moïse. Il y est moins comme une figure institutionnelle que comme un ami de Dieu et des hommes, comme je l'ai dit. Bien sûr, Moïse a laissé une certaine empreinte d'organisateur pour Israël dans son cheminement à travers le désert, mais regardons aussi Josué, le jeune disciple du grand prophète qui est resté en adoration dans la tente où se trouvait l'arche de l'alliance : nous voyons la source profonde de Moïse dans sa communion de prière avec Dieu, Il a passé quarante jours à jeun, nourri de la présence de Dieu sur la montagne, ... dans la nuée.
Ce n'est pas Moïse qui a nourri le peuple et étanché sa soif dans le désert, c'est Dieu qui l'a fait. Ce que le charpentier de Nazareth a fait pour mettre du pain sur la table, pour sortir du danger sa famille, est peu de chose en comparaison de la vie intérieure de Saint-Joseph, qui contemplait silencieusement devant lui la Mère de Dieu, tenant en ses bras le Fils unique du Père éternel.
« Comme il était dans cette pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse… »
La grandeur de Saint Joseph, patron de l’Eglise universelle, se trouve dans son intériorité. Tout en respectant l'autorité du grand évêque de Genève, saint François de Sales, selon lequel les laïcs et les pères de famille ne peuvent pas vivre comme des moines, je dirai que les fidèles et les hommes en particulier ne peuvent vivre et réaliser leur vocation sans une vie intérieure, une vie de prière. Peut-être que Dieu ne nous parle pas dans des rêves, comme il l'a fait pour saint Joseph, mais comme saint Joseph nous pouvons contempler Marie, portant Jésus dans ses bras. En plus de notre offrande de la journée, le matin, de l'examen de conscience et la prière du coucher, le soir, des prières de remerciement et de bénédiction avant les repas, la récitation du chapelet qui nous met en compagnie de la Sainte Famille, il y a l'Angélus, trois fois par jour, pour contempler le mystère de l'Incarnation du Verbe Divin.
On parle beaucoup aujourd'hui d'abus de pouvoir du clergé.  Il y a des gens qui revendiquent un service dans l'Église, l'égalité de traitement entre hommes et femmes…  Laissons ces discours et allons à l'essentiel, allons à Saint-Joseph, associons-nous à sa contemplation, soyons amis de Dieu et des hommes, à son exemple et par son intercession.  C'est Dieu qui conduit son peuple à travers le désert de ce monde.
« Il a été aimé de Dieu et des hommes ; sa mémoire est en bénédiction. »
St Joseph, Époux de la bienheureuse Vierge Marie ! Priez pour nous !
Loué soit Jésus Christ !


Sunday, March 10, 2019

Desert Combat


Reflecting on the Gospel for this First Sunday of Lent, I was distracted by the thought of a petty Facebook comment by some unknown troll the other day who pretended to dismiss my witness about the Church's need to faithfully interpret the Will of Christ. He said in gist: What do you expect from a guy who still talks about the sacrament of confirmation making one a soldier of Christ? Oddly, the guy did not seem to be the least bit embarrassed about rejecting totally as if passé a central component of the Church's traditional teaching on the effects of Confirmation.

I know why this came back to mind and why the Gospel of the temptation of Christ in the desert set it off. I said a prayer for the guy and for all those who deceive themselves with the thought that Jesus' forty days in the desert were something other than mortal combat with Satan and his minions.

As crass as the man's denial of struggle as part of the Christian life was, there are others, perhaps more respectful or pious, who suffer tremendously at the very thought that trials might even come our way. They seem to think that they and Christ's Church have His words of prophecy behind them: 

Jesus left the temple area and was going away, when his disciples approached him to point out the temple buildings. He said to them in reply, "You see all these things, do you not? Amen, I say to you, there will not be left here a stone upon another stone that will not be thrown down." (Matthew 24:1-2)

Will taking up the gauntlet necessarily spare us? How could it? That is really the whole point of the image of the soldier and his willingness to make the supreme sacrifice, in this case not in defense of one's country or cherished values but for the love of Christ and sure victory in His Cross.

May the Lord bless us with a fruitful Lent of genuine combat against the evil one!

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI



Friday, March 8, 2019

Angelus unter dem Blickwinkel des Aschekreuzes



Angelus Radio Maria
8. März 2019, Freitag nach Aschermittwoch
„Memento mori“ – Denke daran, dass du stirbst

In diesen ersten Tagen der Fastenzeit, unmittelbar nach dem Aschermittwoch, habe ich die Gewohnheit, mich ein wenig um die „letzten Dinge“ zu kümmern: „Memento mori“ Denke daran, dass du stirbst! Ich mache das nun schon seit 30 Jahren, seit der Zeit, als ich in Wien zusammen mit einem sterbenden Nuntius im gleichen Haus gelebt habe. Dieser Nuntius hat an seinem letzten Aschermittwoch mit Nachdruck darauf hingewiesen, dass in der Liturgie vom Tag allein die Worte „Gedenke o Mensch, dass du Staub bist und zum Staube der Erde zurückkehren wirst“ sinnvoll seien. In seiner Situation ist das nachvollziehbar, er hatte den Tod vor den Augen. In gewisser Weise können wir im Gruss des Engels an Maria ebenso unsere letzte Bestimmung betrachten.

Hier geht es um die Sinne des „JA-Wortes“, das Maria dem Engel gegeben hat. „Mir geschehe nach deinem Wort“. Lass uns Maria zum Vorbild nehmen für die Bereitschaft, den Willen Gottes anzunehmen. Ich möchte heute ihre Bereitschaft betrachten unter dem Blickwinkel des Aschekreuzes: „Gedenke o Mensch, dass du Staub bist“. Ich denke, dass es ganz besonders am Freitag, dem wöchentlichen Gedenken des Kreuzes unseres Herrn, wichtig ist zu sehen, dass das „Ja“ Marias auch ein „Ja“ war, welches den qualvollen Tode Jesu am Kreuz mit einschloss.

Mit den Worten „Mir geschehe nach deinem Wort“ ist Maria sich selbst gestorben und hat ihre Lebenspläne aufgegeben, um voll und ganz den Willen des himmlischen Vaters leben zu können. Wir alle tun dasselbe, wenn wir die Unausweichlichkeit unseres Todes annehmen, um mit Christus in der Herrlichkeit der Auferstehung zu leben.

Es scheint unmöglich, ja sogar widersinnig zu sein, dem Tod eine befreiende und für das menschliche Leben unverzichtbare Kraft zuzuschreiben. Wir sprechen eher von der Tragödie des Todes. Ohne die Tragik eines überraschenden Todes, besonders wenn es sich um einen lieben Angehörigen handelt, verneinen zu wollen, müssen wir doch sagen, dass für uns Katholiken der Tod nicht das Ende ist.

Memento Mori“ „Mir geschehe nach deinem Wort“. Eine der Schönheiten des Angelus Gebetes ist die, dass dieses Gebet unseren Alltag mit dem Geheimnis der Menschwerdung verbindet, ja geradezu mit voller Kraft unsere Aufmerksamkeit auf das grosse Geheimnis der Menschwerdung lenkt. Wer dreimal am Tag den Engel des Herrn treu und gläubig betet, ist bereits auf bestem Weg, dem Gebot des Herrn zu folgen, das uns lehrt, allezeit zu beten. Christliches Beten ist ja leben in der Gegenwart des aus Maria menschgewordenen Gottes. Gabriel hat Maria die Zuneigung Gottes zur demütigen Magd kundgetan. In Maria betrachten wir das Geheimnis der Vorliebe des ewigen Vaters für die Menschen. Er will, dass uns nach diesem Tal der Tränen die Pforten des Himmels offenstehen.

Bei Angelus-Gebet leben wir ständig in der Freude der Verkündigung. Lasst uns also an diesem Freitag nach Aschermittwoch ernst machen mit dem Vorsatz, unsern Widerstand gegen den Herrn aufzugeben, der uns einlädt, ihm nachzufolgen und durch den Tod zu einem Leben in Christus und mit seiner Mutter Marias zu gelangen.

Gelobt sei Jesus Christus!


PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI


Sunday, February 24, 2019

Hold Tight to Jesus and Never Let Go! Day or Night!


SEVENTH SUNDAY IN ORDINARY TIME
Bruder Klaus, Adult Confirmations

1 Sm 26:2, 7-9, 12-13, 22-23
1 Cor 15:45-49
Lk 6:27-38

Praised be Jesus Christ!

“Jesus said to his disciples: ‘To you who hear I say, love your enemies, do good to those who hate you, bless those who curse you, pray for those who mistreat you.’”

Our first reading recounting how David spared the life of King Saul, who was pursuing him through the land to kill him, presents in a very dramatic way what Christ intends by commanding us to love our enemies and those who persecute us.

Most folks would say something like, “What David did toward his mortal enemy, King Saul, demands a heroic level of inner fortitude.” Humanly speaking, fair enough! The right answer or the proper reading of what David did in sparing King Saul and what we are called to do as disciples of Jesus Christ goes far beyond what folks generally class as heroism. The Church and I would say that as David did and we are called to do in the face of our enemies is not just a question of inner fortitude. While grace builds on nature, it is necessary to say that what David did is possible by God’s grace alone. It is more than or something other than heroism.

I am bringing this topic up specifically because I am about to confer the Sacrament of Confirmation on two adults of the Community. Amy and Destiny, David’s heroism in the face of the menace of death has to be yours and ours, but it is so in faith because of the outpouring of the Holy Spirit, of that grace which empowers us to be greater than what we are by nature or upbringing. It is not as if we are sending out a call for volunteers to do battle. Confirmation is not so much the trumpet call to the fight as it is the gentle invitation to bow under the mighty hand of God.

Do you want to better understand the sense of the Sacrament of Confirmation? Look no further than the lesson of David toward King Saul! David invoked the obedience and respect for the king decreed by the law and spared his king thanks to the grace, the power and strength of his own anointing.

Some catechists or preachers may talk about Confirmation as the “icing on the cake” or the coming of age as a church member; they may call it the sacrament of Christian maturity, and well, no. If that is your best try, then you will always be off the mark. Being sealed with the Gift of the Holy Spirit is in no sense a recognition of something we have become due to life experience or personal effort. Confirmation does not represent our decision to claim the baptism received in infancy as our own. Capability of choice or a certain level of maturity is not a prerequisite for receiving Confirmation. I will say it again: Being sealed with the Gift of the Holy Spirit is in no sense a recognition of something we have become due to life experience, personal effort or achievement. It is a God-given gift, and well, a gift is a gift. Let that notion, tied to that of strengthening in grace, just sink into our understanding and appreciation!

We need perhaps to shout it out again and again: All is grace! Jesus Christ, the Blessed Trinity, God, not I, moves time and clears our path to eternity. My choice is to embrace His Holy Will and go along with Him for the ride, with Him, Maker, Redeemer and Friend, along for the ride from glory to glory. When earlier in the Old Testament Book of Samuel we read that, years prior, the prophet Samuel (after King Saul’s disobedience to the Lord’s command) anointed David king to replace Saul, he did so in the midst of David’s brothers. God chose David over all the rest of the bigger and better boys of that big family in Bethlehem. Samuel anointed David who was the runt of the litter, the boy left behind to shepherd the sheep. God chose him and the spirit of the Almighty rushed upon him in that anointing.

David’s story helps us understand good Catholic teaching about grace and merit. It can help us understand the Sacrament of Confirmation. The ultimate victory, the victory over sin and death belongs to Jesus. I must bow under God’s mighty hand. I choose Him and holding Him tight, never letting go day or night, through Him, with Him and in Him I am able to claim as mine that prize which He won for me by His saving death upon the Cross and glorious Resurrection.

The first Adam… the last Adam:
“Just as we have born the image of the earthly one, we shall also bear the image of the heavenly one.”

In Baptism and Confirmation, we come to share in the heritage of the last Adam, of Christ. In the words of St. Paul, we take on His image. Hence, united with Him our life trajectory is radically changed.

A couple weeks back I was at the vernissage for an exposition celebrating one of Switzerland’s visiting cards in the world, one of which people can be duly proud, namely its system of direct democracy. It troubled me though that absent from the presentation and discussion, as well as from the appreciation offered by many in attendance at the event, were the notions of value and truth. It was as if we could hold to the first Adam, who disobeyed God and brought sin and death upon the world, and it would be fine as long as we did it democratically. No, the Gospel message is that we are made for much more and better.

There are tons of applications we can draw out from this. The business about exalting something called democracy that has no anchor or ground in the truth is not a Swiss problem alone. It is symptomatic of Western society most everywhere you look. Governments sign things into law contrary to God’s law and justify their wrongdoing based on a majority vote, of the so-called will of the people.

Majority opinion cannot be my anchor. I must be rooted in what always was, is and will be, I must be rooted in Christ and in the tradition which binds me to Him, the Way, the Truth and the Life. Most people of good will have no problem with that principle. It is just that they find it terrifying, sort of like trying to comprehend why David, the good guy, refused to take out his mortal enemy when he had the chance.

“Jesus said to his disciples: ‘To you who hear I say, love your enemies, do good to those who hate you, bless those who curse you, pray for those who mistreat you.”

Call that type of a principled life heroically virtuous, but do not call it unattainable. Church tradition will provide us with the moral compass to stay on the straight and narrow. Our anointing with the Holy Spirit in Confirmation will carry us, if by a life of prayer, penance and humble submission to God’s Will, we hold tight to Jesus.

Praised be Jesus Christ!



PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI



Monday, February 4, 2019

Pledged to Pursue Sanctity for the Sake of God's People

Ecce sacérdos magnus, qui in diébus suis plácuit Deo, et invéntus est iustus: et in témpore iracúndiæ factus est reconciliátio.

Just now at Terce, the last words of this verse struck me: et in tempore iracundiae factus est reconciliatio.

Certainly, Jesus is the great high priest, but the calling of all of us who stand before the altar in His stead is unmistakable. That we might be found just in God's sight and hence fulfill our task as mediators, as intercessors!

Reading the reflections of St. John of Avila on the priesthood, his insistence on the necessary blamelessness of the life of the priest who offers sacrifice on behalf of the people, who holds Christ in his hands, perhaps begs to answer the skeptics for the grounding which I found this morning in these few words of the Divine Office.

Pray for priests! That we might mirror the Lord Jesus in His sanctity and His sacrifice for the sake of the life of the world!

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI



Friday, February 1, 2019

The Lord in His Temple



Fest Mariä Lichtmess – Darstellung des Herrn
Samstag, 2. Februar 2019, Flums
Grabesritter Komturei St. Gallen
Mal 3, 1-4
Hebr 2, 11-12.13c-18
Lk 2.22-40

Gelobt sei Jesus Christus!

„In Jerusalem lebte damals ein Mann namens Simeon. Er war gerecht und fromm und wartete auf die Rettung Israels und der Heilige Geist ruhte auf ihm. …Jetzt wurde er vom Geist in den Tempel geführt; und als die Eltern Jesus hereinbrachten, um zu erfüllen, was nach dem Gesetz üblich war, nahm Simeon das Kind in seine Arme und pries Gott mit den Worten: Nun lässt du, Herr, deinen Knecht, wie du gesagt hast, in Frieden scheiden wie dein Wort es verheißen hat.“

Ich finde die Figur des greisen Simeon im Tempel von Jerusalem äusserst interessant. Obwohl er schon hochbetagt war, lebt er immer noch für die Zukunft. Im Vergleich zwischen den jungen und den alten Menschen heute stellt Simeon etwas ganz untypisches dar: Gemäss dem gängigen Denkmodell leben die Jungen für die Zukunft und die Alten in und aus ihren Erinnerungen, also aus der Vergangenheit. Das finde ich auch in den Erfahrungen in meinem eigenen Leben bestätigt. Mittlerweile darf ich mich zu den Älteren der Gesellschaft zählen und ich stelle fest, dass ich vor allem aus der Vergangenheit, aus meinen Erinnerungen lebe. Aber genau das war bei Simeon anders. Er, ein Mann des Alten Testamentes, lebte voll und ganz in der Erwartung der Fülle der Zeit, in der Erwartung des verheissenen Messias und seines zu unserem Heil verheissenen neuen Bundes.

Im liturgischen Kalender bildet das Fest der Darstellung des Herrn den Abschluss der 40-tägigen Feier der Menschwerdung des Wortes Gottes. Heute endet die Weihnachtszeit. Das Fest wird vor allem in den Gemeinschaften des geweihten Lebens gefeiert, also in den Gemeinschaften der Männer und Frauen, die ihr Herz in besonderer Weise an Gott allein verschenkt haben.

Mit der Erinnerung an der Begebenheit, dass das kleine Jesuskind in seinen Tempel gebracht wird, verkünden wir heute den Beginn einer neuen Epoche. Diese Epoche ist das Ende der Zeit, welches uns Rettung verheisst und uns die Pforten des Himmels öffnet. Wir feiern mit Simeon und mit der Prophetin Hanna („Sie hielt sich ständig im Tempel auf und diente Gott Tag und Nacht mit Fasten und Beten.“). Zusammen mit diesen beiden prophetischen Figuren feiern wir die Fülle der Zeit, die in Christus bereits angebrochen ist.

Wir sind eingeladen, dem Beispiel dieser beiden alten Propheten zu folgen und dieses Geheimnis und diese Gnade in unserem Herzen aufzunehmen und durch unser Leben zu bezeugen. Lasst uns dieses Geheimnis empfangen einerseits wegen seiner gewaltigen geschichtlichen Bedeutung, aber vor allem auch mit dem in die Zukunft gerichteten Blick. Tun wir dies für uns selber aber auch für die ganze Welt. Feiern wir diesen Tag mit Blick auf Christus, der kommen wird in Herrlichkeit auf den Wolken des Himmels. Simeon lebte im Hinblick auf die Geburt des eingeborenen Sohnes Gottes als König und Retter des Universums in der Zeit. Wir leben im Hinblick auf die Wiederkunft Jesu Christi und unsere Geburt in ihm in der Ewigkeit Gottes im Himmel.

Sicher, wenn wir dieses jährliche Treffen der Komturei St. Gallen der Damen und Ritter vom Heiligen Grab zu Jerusalem am Fest Mariä Lichtmess mit Feierlichkeit begehen, dann anerkennen wir gerne den Einsatz, den dieser Orden leistet zugunsten der Heiligen Stätte und der Völker die im Nahen Osten leben. In diesen Teilen leidet die Kirche und braucht unsere herzlichste Unterstützung. Denken wir aber auch an den wichtigen Auftrag, welcher der Orden hat, um den Glauben hier im Westen zu bezeugen. Lasst uns all das ruhig tun, aber bleiben wir aufmerksam für das Kommen des Herrn in seinen Tempel, getragen auf den Armen seiner Mutter, der Jungfrau Maria.

„Dann kommt plötzlich zu seinem Tempel der Herr, den ihr sucht, und der Bote des Bundes, den ihr herbeiwünscht.“

Die Ankunft des Herrn hat eine existenzielle Bedeutung für jeden einzelnen von uns, die wir an Christus glauben und an seine Kirche, der er die Heilssendung in diesen letzten Tagen anvertraut hat.

„Nun lässt du, Herr, deinen Knecht, wie du gesagt hast, in Frieden scheiden wie dein Wort es verheißen hat. Denn meine Augen haben das Heil gesehen, das du vor allen Völkern bereitet hast, ein Licht, das die Heiden erleuchtet, und Herrlichkeit für dein Volk Israel.“

Heil … Licht, … und Herrlichkeit für dein Volk: Was müssen wir tun, um uns auf diesen Weg zu begeben und in dieser Spur zu bleiben? Was ist unsere Sendung in der Kirche und hier auf dieser Erde? Leben als Propheten, möchte ich sagen, wie Simeon und Hanna! Simeon lebte in Erwartung, wachend in den Pforten des Tempels des Herrn, voll Zuversicht, dass sich das Wort des Herrn, die an ihn ergangene Verheissung Gottes noch zu seinen Lebzeiten erfüllen wird. Auch Hanna („Sie hielt sich ständig im Tempel auf und diente Gott Tag und Nacht mit Fasten und Beten.“), lebte ausschliesslich für Gott und in Erwartung, dass sich seine Verheissungen erfüllen werden. Wir müssen dasselbe tun. Wir müssen Gott in Christus erwählen, der uns auf den Armen seiner Mutter entgegenkommt. Ihn wählen vor allen anderen Dingen.

Heute am 2. Februar, ein Monat vor Beginn der Fastenzeit, ist es keineswegs zu früh, um sich einen Plan in diesem Sinne zu machen für die Gestaltung der 40-tägigen Fastenzeit. Wir können uns vornehme, diese Zeit zu gestalten wie Simeon und Hanna: Unsere Sünden bereuen und unser geistliches Leben erneuern. Das sind Dinge, welche das auf die Zukunft ausgerichtete christliche Leben, auszeichnen. Damit wir für die Zukunft leben können, für die einzige Zukunft, die zählt, also für die Hoffnung auf Christus, der kommt, um uns zu retten, müssen wir vorausblickend sein. Wir müssen heute die Entscheidungen treffen, die morgen unser Leben bestimmen. Ich denke da besonders auch an den Aspekte des persönlichen Gebets in unserem Leben. Ich denke häufig über das Beispiel meiner Mutter nach. In den letzten Jahren ihres Lebens lebte sie als Witwe und alte Frau öfters zurückgezogen in ihrem Zimmer gesammelt im Gebet, besonders dem Rosenkranzgebet. Es war kein Zweifel darüber, dass sie in der sicheren Erwartung des Herrn lebte, der im Arm seiner Mutter kommt.

Sie, die Grabesritter und Damen, wir sind beständig von den Anforderungen einer Gesellschaft herausgefordert, die sich oftmals leider hin und her bewegt ohne an Gott zu denken. Leider, ich wiederhole es, ist die sogenannte vorherrschende Kultur fixiert auf die Sicherung gewisser Eigenheiten der gegenwärtigen Zeit, fixiert auf die Selbstbestimmung ohne Richtung, ohne letztes Ziel. Leider versucht man auch in gewissen kirchlichen Umfeldern uns davon zu überzeugen, dass wir das Glück des Lebens finden, wenn wir uns nur von den als demokratisch geltenden Prinzipien leiten lassen. Der in Christus geoffenbarte Gott ist da leider nicht im Zentrum.

„Sie hielt sich ständig im Tempel auf und diente Gott Tag und Nacht mit Fasten und Beten.“ 
„Nun lässt du, Herr, deinen Knecht, wie du gesagt hast, in Frieden scheiden wie dein Wort es verheißen hat.

Für den Orden der Ritter vom Heiligen Grab, besonders für sie von der Komturei St. Gallen, wünsche ich ein kommendes Jahr, das nicht nur nutzbringend ist, sondern voll gelebter Heiligkeit inmitten der Familie Gottes. Ich wünsche Ihnen ein Jahr, das gezeichnet ist von echter Sammlung und Erwartung im Sinne von Simeon und Hanna.

Gelobt sei Jesus Christus!

PROPERANTES ADVENTUM DIEI DEI